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 des bleus au cœur.

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MessageSujet: des bleus au cœur.    Jeu 27 Nov - 1:43

C'est Rozen, elle est morte.
Rozen est morte.
Rozen, morte.
Morte.
ça m'est tombé sur la tête en rentrant de sport. Mes parents étaient dans le salon, la tête vers leurs pieds, les yeux rouges (les larmes avaient fait leur chemin sur les joues de maman)
Papa, il pleure jamais mais il a une expression que je connais par coeur.
Celle de la tristesse qui ne laisse plus place à l'espoir.
Je l'ai regardé à lui, il se rongeait les ongles.
Rozen était pas à sa place habituelle, celle juste en face la télévision, avec des tas de couvertures et de coussins pour l'empêcher de se faire mal. Elle était devenue une poupée de porcelaine.
Je suis monté dans sa chambre mais elle était déjà plus là. Ses draps recouverts de sang me regardaient.
J'ai claqué toutes les portes, une par une, Papa a essayé de me rattraper mais je lui ai dit d'aller se faire foutre.
J'aurais pu le tuer tellement que j'allais mal.
Maman a hurlé de me laisser faire et j'ai quitté la maison, comme ça, comme si rien n'avait jamais existé entre ces murs.

//

Le téléphone vibre dans ma poche, je sais que c'est Damien. Personne ne m'envoie des messages de toute façon, sauf Rozen. Mais Rozen, elle s'est envolée dans ce ciel trop sombre et gris. Je le regarde et j'ai envie de le traiter de voleur pour qu'il me la rende mais il s'en fout, il n'écoute pas mes cris.
Le pire dans tout ça c'est que je parviens même pas à pleurer correctement. J'ai l'impression que tout est bloqué en moi depuis trop longtemps. Maintenant, je suis rien de plus qu'un gros nœud.
(ou rien du tout, sans Rozen)
La plaie est si béante qu'elle pourrait aspirer mon âme à elle-seule.
Mes doigts tremblent alors que je lis le message.
RDV au parc, maintenant.
Maintenant ?
J'ai envie de casser mon téléphone par terre et de partir à l'autre bout de la terre mais je me dis que sans Damien ce serait l'enfer. Fin non, je suis déjà en enfer depuis que Rozen se fait du mal mais là, ce serait encore pire.
C'est pour ça que je prends mon plus beau des courages pour pas lui poser un lapin et aller le voir. J'essaie pas de me coiffer ou de me faire beau, j'y vais comme ça : dégoulinant de transpiration et en jogging. J'ai le coeur qui bat tellement fort que tout semble se bousculer à l'intérieur de moi. Mes organes en font qu'à leur tête et rien ne s'arrange lorsque la distance qui me sépare de Damien se réduit à presque rien.
Hey.
Je lui souris, à peine capable de tenir sur place.
T'es beau aujourd'hui.
Accompagné d'un rire nerveux alors que je me penche pour l'embrasser en pleine rue, même si des gens peuvent nous voir.
Ma langue rencontre la sienne et mes lèvres l'agressent.
Allez Damien, fais-moi oublier Rozen.
Je t'en supplie.
(parce que je sais pas ce que je vais devenir sinon ...)

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MessageSujet: Re: des bleus au cœur.    Jeu 27 Nov - 2:18

Je suis revenu à l'école depuis plusieurs jours. Les étoiles et les galaxies ont presque toutes quittées ma peau, je peux même mettre mon t-shirt préféré.
Il est vert pomme et dessus, y'a une terre avec un visage, elle est adorable mais on dirait une pomme parce que quelqu'un a pris une bouchée, dedans. Comme la pomme apple. Elle a des larmes aux yeux et elle dit, dans une bulle ; vous me faites mal !!
Un jour je le portais et un garçon m'a frappé fort, parce que je me suis retourné pendant qu'il me faisait des trucs. Je crois que je l'ai touché avec mes parties, il a vu mon visage, mon torse trop plat, et il a été en colère. Ça fait super longtemps, je sais même plus combien de mois, mais y'a encore une petite trace de sang sèche contre le col. Quand on me demande c'est quoi, je dis que c'est du ketchup.
Parce que j'en mets des tonnes, dans mes frites. Tout le temps. Mes doigts se noient et les frites aussi et au final, je me lève les doigts comme un enfant.
Alors c'est pire que logique, tout ça.
J'aurais voulu voir Rudy avant d'aller à mon cours de rattrapage mais il était nulle part. J'ai demandé à un garçon et il a dit dégage pd, j'ai demandé à une fille et elle a dit j'adore tes ongles.
J'ai baissé les yeux vers mes ongles et quand je les ai relevé, elle était plus là. Salope. Ils sont rongés en plus.
On me prend vraiment pour un pd, c'est pas possible.
J'ai fait un peu la tête alors, du coup. J'ai pas trop pensé à Rudy mais quand j'ai fini mon rattrapage en histoire j'avais le coeur vide et j'ai hurlé RUDY dans ma tête, et ça a touché les étoiles, c'est fou.
Ça me fait sourire comme un idiot souvent, me rendre compte qu'il est toujours là, même quand il est pas là. Je suis plus jamais seul.
Alors je lui envoie un message. Pour aller dans le parc, parce que j'adore les balancoires. Et c'est un coin super pour mettre notre fusée et se balancer, encore, encore, et aller dans les étoiles.
Se trouver notre nid d'étoiles et être heureux à jamais.
J'veux me poser sur une balancoire mais je suis nerveux. C'est bête, ça arrive jamais. Mais Rudy il met des papillons dans mon ventre et je crois qu'ils sont cannibales ou carnivores parce qu'ils me dévorent tout entier par en dedans. Ça fait mal leurs coups de dents mais en même temps, ils me caressent avec leurs ailes. C'est trop contradictoire.
Comme Rudy, j'imagine. « Hey. » J'ouvre grand les yeux mais je suis aveuglé. Il est beau, même en sueur. Je cligne des yeux pour mieux voir et je rougis. Je fais un petit signe de la main, toute simple. « T'es beau aujourd'hui. » J'ai pas le temps de dire merci, toi aussi. Il prend déjà mes lèvres, ma langue, mon âme, mon coeur, mon corps, mes pieds, mes jambes, mes bras, mon sexe, mon ventre, mes orteils, mes poils.
Tout tout tout.
C'est vraiment puissant et devant des gens, en plus.
Quand il arrête j'ai le souffle coupé et je comprends plus rien. Me faut quelques secondes pour revenir sur terre ( il m'avait envoyé sur saturne et même encore plus loin ). Ma langue passe sur mes lèvres gonfflées de ses baisers.
Ça goute la sueur ou les larmes. C'est salé, en tous cas.
Rudy il pleure pas de toute manière, si ?
Ma tête se penche sur le côté et je l'observe un peu perdu. « on dirait que t'as été frappé par une vague énorme. Elle t'a pas englouti, dis ? » Parce qu'il a un air étrange contre sa belle tête et il est tout mouillé.
Il est tellement mouillé que ça me rappelle nos premiers mots, nos premiers touchés et ses premiers coups. Ça me fait sourire d'amour. « Rudy ? » J'ai envie de le serrer contre moi. Je l'ai pas fait depuis des jours.
S'il m'a embrassé ici, je peux bien le faire ici aussi. Alors je passe mes bras autour de sa taille (ses épaules sont trop hautes ) et je colle ma tête sous son menton, et je m'étouffe de lui.
Et je l'étouffe de moi.

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MessageSujet: Re: des bleus au cœur.    Jeu 27 Nov - 13:33

Je le regarde, je ris, je l'embrasse, je le serre contre moi.
On dirait presque que je vais bien, que je suis heureux.
Pour une fois, tout n'est pas question de cachotteries et de violence incontrôlable.
Je le regarde et je peux pas m'empêcher de dire qu'il est beau.
Bien plus beau que les autres garçons de cette triste planète dont le sang ne cesse de couler.
J'ai tellement du mal à respirer correctement que Damien doit se demander ce que j'ai bien pu faire avant de le rejoindre.
« on dirait que t'as été frappé par une vague énorme. Elle t'a pas englouti, dis ? »
Je ris parce qu'il se rend bien compte que quelque chose tourne pas rond. J'ai envie de lui dire que rien n'a jamais été comme il fallait dans ma tête et qu'il a pas à s'en faire mais je vois bien qu'il a autre chose en tête.
« Rudy ? »
Mes yeux se baladent sur son visage mais ne s'attardent plus sur son regard. Son front, ses joues, son nez, son menton et puis sa bouche, ah, sa bouche ...
Hm ?
Je le laisse me prendre dans ses bras parce que quelque part, je crois que c'est la seule chose à faire. La seule chose dont j'ai réellement envie. Même si j'ai encore du mal à me l'avouer, si je reste seul je sais que je vais faire la pire connerie de ma vie.
Je sais que je risque de me blesser si fort que les coups de barre que j'ai pu donner à Damien ne seront rien à côté. Je tremble un peu à cause du froid qui caresse ma peau transpirante et ferme les yeux pour effacer tout ce qui peut bien se passer autour de nous. Pourtant, j'ai beau faire des efforts mais le visage de Rozen s'accroche à mes pensées et me brûle la tête. J'ai envie de hurler pour qu'elle aille se faire foutre et me fiche la paix mais je sais bien que ça marchera pas.
C'est ma jumelle et tous ces reportages selon quoi les jumeaux ont un lien spécial ne sont pas des conneries. J'ai littéralement l'impression d'avoir perdu une partie de mon âme et je ne sais plus comment faire pour combler ce vide.
J'pourrais peut-être me noyer dans l'alcool mais je déteste avoir la gueule de bois.
Mon menton se pose sur l'épaule de Dam' alors que je me bats contre moi même pour ne pas craquer.
Il me faut quelques secondes pour me concentrer et trouver la force de le fixer à nouveau.
On devrait partir, tous les deux. (oh bonjour la folie du désespoir)
Je caresse sa joue même si mes doigts sont trop froids pour être agréable.
Loin d'ici, t'sais. On aurait plus à supporter tous ces cons et à se cacher, ça serait une nouvelle vie. J'trouverais un boulot bidon et on serait heur-
Je parviens même pas à prononcer le mot en entier, j'ai l'air tellement crédible avec mon blocage sur le champs lexical du bonheur.
Puis, moi, un boulot ? Franchement, redescends sur terre, Rudy.
Je finirais en prison et Damien m'apportera des oranges. C'est ça, notre vrai futur.

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MessageSujet: Re: des bleus au cœur.    Jeu 27 Nov - 20:06

Je suis bien, enfoui dans ses bras. C'est chaud et c'est confortement, pire que mes draps. Je crois que je pourrais demander à Mark si c'est possible, avoir des draps en Rudy. Riche comme on est, je suis certain qu'il pourrait être capable de trouver quelque chose qui y ressemble. Et je dormirais bien jusqu'à la nuit des temps. Je dormirais comme la belle aux bois dormants et faudrait que Rudy se pointe à la main, comme un prince sans collant, et qu'il pose un baiser plein d'amour sur mes lèvres.
Et ça, chaque matin, pour que je me lève. Parce que la seule chose qui pourrait me sortir des draps qui rappellent les bras de Rudy, ça serait le vrai Rudy, mon Rudy à moi, là, bien serré dans mes bras.
C'est un peu bête mais j'ai des larmes au coin des yeux. Des larmes de bonheur, parce qu'il me serre fort comme je le fais.
Je crois que c'est la première fois qu'on se tient comme ça en public. Les seuls touchés qu'il a eu pour moi devant les gens, c'est des bousculades ou alors, des coups.
Parce que Rudy, il est pas pd et encore moins amoureux de moi. Faut que les gens, ils croient vraiment à ça.
Mais moi je sais qu'il m'aime. Après j'en ai rien à faire, qu'il soit pd ou pas. Même moi certains jours, je me dis que j'aimerais bien être marié un jour, avec des enfants. Et parfois, je regarde les seins des filles et je me dis que ça doit être confortable, comme un nuage.
La seule chose qui mérite un mot, c'est l'amour. Le reste, il existe mais on s'en fout, de comment l'appeler. On va pas mettre des barrières sur tout, si ?
J'aime Rudy ; ça c'est un joli barrière. Tout un univers, même.
Les yeux de Rudy se posent sur moi et les miens s'ouvrent grand, comme des étoiles qui brillent. J'essaie de bien lire dans ses yeux bleus mais y'a des nuages qui cachent le ciel qu'ils sont. C'est un peu triste, mais il reste beau comme ça, mon Rudy. Même quand il me frappe, il est douloureusement beau.
Je suis peut-être malade.Y'a peut-être un truc pas bien, avec moi. Je devrais pas le trouver beau, après tout, quand il me frappe. « On devrait partir, tous les deux.  » Mes yeux s'ouvrent encore plus grand, on dirait des trous noirs. Ses doigts sont tellement froids, ça va jusqu'à mon coeur.
Oh mon Rudy... me dis pas que tout ton corps il est gelé comme ça. Je veux pas. Laisse moi te réchauffer un peu, mon aimé. « Loin d'ici, t'sais. On aurait plus à supporter tous ces cons et à se cacher, ça serait une nouvelle vie. J'trouverais un boulot bidon et on serait heur- » Il doit se rendre compte que c'est un trop joli rêve, vu comment il cesse de parler.
Mais c'est pas grave, c'est si c'est trop grand pour nous. Moi je prends ses doigts entre les miens et j'y pose un baiser. Je fais une coupe avec mes mains et je souffle dessus pour les réchauffer. Je reste bien concentré quelques secondes, pour les réchauffer, avant de lever les yeux vers lui. Il est si grand. Je suis si petit.
« Tu veux qu'on se trouve une jolie voiture et qu'on retourne dans notre paradis ? » Un petit bout de forêt, que pour nous. Je penche ma tête sur le côté et je l'observe les yeux brillants, ses doigts contre mes mains encore. « On pourrait faire une cabane. Tu sais, dans l'arbre énorme, où on avait mis la voiture. Il avait des feuilles tellement nombreuses qu'il cachait les étoiles un peu. Surtout celle de la girafe. » Sourire en coin. « On se ferait un nid, en attendant que notre fusée soit prête pour voler. Et je te garderais dans mes bras, et j'aurais tes lèvres. » Moi je suis bien partout de toute manière, tant que c'est avec lui.

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MessageSujet: Re: des bleus au cœur.    Ven 28 Nov - 15:57

Je suis rien de plus qu'un gaz inodore et incolore. Une erreur génétique, un taré qui ne sait plus même plus se cacher mais ça, Damien ne le sait pas.
Je pourrais très bien lui parler de la façon mon coeur est brisé et combien de morceaux j'ai pu perdre sur la route pour venir jusqu'à lui.
Je pourrais lui expliquer comment Rozen pouvait être courageuse de s'enfoncer une lame dans la peau et tailler ses pauvres veines fatiguées par son désespoir.
Je pourrais lui dire que moi j'ai envie de mourir et que je ne suis plus certain de vouloir aimer encore.
Je pourrais, oui, mais je crois que ça changerait tout à ce moment léger et délicat. La pitié de Damien serait capable de faire jaillir une haine si profonde qu'il s'en sortirait avec des bleus partout sur le corps.
Je le regarde réchauffer mes doigts et j'ai l'impression que son souffle traverse mes veines pour venir se perdre contre les restes de mon coeur. J'ai une flamme à la place des poumons, maintenant. La flamme Damien, elle me fait tourner la tête, je déteste ça.
« Tu veux qu'on se trouve une jolie voiture et qu'on retourne dans notre paradis ? »
Et pendant qu'il s'adresse à moi avec toute la tendresse du monde moi, je sens déjà que les choses changent.
Le parfum de ma peau est en train de prendre une odeur de désespoir morbide.
J'ai les mains d'un vieillard et le coeur qui se flétrit comme une rose que l'on a coupé pour la saint-valentin.
Si ça se trouve, demain je ne serais plus capable de ressentir quoi que ce soit.
Et dans une semaine, plus rien ne me fera vibrer.
C'est effrayant.
« On pourrait faire une cabane. Tu sais, dans l'arbre énorme, où on avait mis la voiture. Il avait des feuilles tellement nombreuses qu'il cachait les étoiles un peu. Surtout celle de la girafe. »
Je lui souris parce que c'est une bonne idée et que j'apprends à aimer chacun de ses mots. Je me dis que Damien est si gentil qu'il mérite qu'on soit amoureux de tout ce qui le concerne.
« On se ferait un nid, en attendant que notre fusée soit prête pour voler. Et je te garderais dans mes bras, et j'aurais tes lèvres. »
Je sais pas où il va chercher tout ça et ça me déstabilise parce que moi je suis à peine capable de rêver.
Je suis tout juste capable de suivre mes cauchemars pour essayer de plus en avoir mais ça marche jamais ... Et puis avec Rozen dans une chambre froide, ça sera pire.
Mille fois pire.
C'est trop loin, j'ai envie d'être avec toi maintenant.
J'ai le corps au bout du rouleau, il a froid, il tremble, il en peut plus. Ma vie s'échappe et mes doigts usés ne suffisent plus à la retenir, elle en a marre de moi.
Elle me dit 'fiche moi la paix rudy, être avec toi c'est beaucoup trop difficile'.
J'ai les pensées tellement noires que je me rends physiquement malade. La respiration coupée et des perles de transpiration sur le front, j'ai la grippe du deuil, contre mon gré et je sais même pas s'il existe des remèdes contre cela. A voir Damien je me dis qu'on a au moins de quoi se soulager un peu. Je me penche, je l'embrasse encore, je diffuse mon désespoir contre ses lèvres et le regarde mourir sur son menton.
J'ai un peu d'argent, on pourrait prendre une chambre d'hôtel pour passer une soirée tranquille, rien que tous les deux. (j'ai pas d'argent, j'ai juste volé le portefeuille de mon père)
Il va croire que je veux le baiser ce soir mais c'est pas ça.
Fin si, on couchera forcément comme on le fait à chaque fois mais je parle aussi du côté homéopathique qu'inspire la présence de Damien.
T'en penses quoi ?

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MessageSujet: Re: des bleus au cœur.    Ven 28 Nov - 22:50

Je l'observe et il est beau, Rudy. Peut-être qu'il brille pas aussi fort que d'habitude et ça m'inquiétude un peu de le savoir tout en sueur comme ça. On dirait même qu'il est perdu lui-même dans son regard et j'ai envie de lui poser des milliers de question pour savoir mais je crois que c'est pas la chose à faire. Le plus important c'est qu'il est avec moi. Qu'on est tout les deux.
Alors je reste là un peu bête avec ses mains au creux des miennes et je lui souris et j'ai des étoiles dans les yeux. J'espère qu'il va se mettre à briller à me voir briller mais en même temps non parce qu'il va être tellement beau que ça va être ma mort, c'est assuré.
Rudy il pourrait me tuer n'importe quand, c'est pour dire. C'est un peu comme ma petite mort, en fait. Mais je l'aime, la mort avec Rudy. J'espère juste qu'elle est vraiment lente parce que j'ai pas envie de me prendre les pieds brusquement et de tomber en bas de la vie et de plus le voir. Ou alors qu'il fasse ça lui aussi. Parce que moi sans lui, j'imagine pas. J'ai essayé longtemps de détourner les yeux alors que je l'observais mais maintenant il me regarde aussi, et j'en suis incapable.
J'ai encore envie de l'embrasser et de rester contre lui. J'ai envie qu'on ait une pièce que pour nous deux, qu'on dort collé et qu'on se réveille devant une belle fenêtre, des arbres et des écureuils. Ça serait un chez nous et on serait bien. On s'aimerait au travers des sourires et il aurait plus envie de me frapper alors il me caresserait deux fois plus fort au point d'avoir raison de moi.
Il a déjà raison de moi. J'ai oublié mes douleurs et les coups qu'il a bien pu me donner. Quelqu'un de normal lui parlerait plus mais j'ai perdu mon coeur je crois, quand j'ai gagné mon coeur. « C'est trop loin, j'ai envie d'être avec toi maintenant. » Ça me fait sourire grand comme le monde et j'ai envie de passer mes bras autour de lui, encore. De l'embrasser à en chercher mon souffle et de remettre plein de gloss contre ses lèvres.
Elles brillent un peu, ses lèvres. On voit la trace que j'y ai laissé et ça me donne encore plus envie de l'embrasser.
Peut-être même qu'il me laisserait faire des marques rouges dans son cou et écrire des je t'aime contre son ventre du bout de ma langue. D'habitude il aime pas, il dit que je suis niais et que je devrais plutôt le toucher ailleurs. Mais j'suis certain qu'il aime, en fait. Il assume juste pas.
Comme nous, moi, et un tas de petites choses. « J'ai un peu d'argent, on pourrait prendre une chambre d'hôtel pour passer une soirée tranquille, rien que tous les deux. » Mes yeux s'illuminent comme des étoiles et je l'observe un peu bête et surpris et naif et innocent parce que je sais pas du tout si c'est la vérité. « T'en penses quoi ? » Mais il insiste bien alors ça doit l'être, oui, la vérité.
Je finis par hocher de la tête si rapidement que ça me donne mal au cou mais ça, j'en ai rien à faire. Je lui souris et j'ai un monde d'étoile dans les yeux et je passe mes bras autour de son cou et je l'embrasse. Mes lèvres s'écrasent fort fort contre les siennes et je pose un baiser léger contre son nez ensuite, et je reste là près de lui à l'observer dans les yeux pendus un peu bête à son cou. « je veux, oui !! on va aller où ? t'as des idées ? y'a un hôtel trop joli je crois sur le bord de la grande route, y'a même un petit restaurant à thème des années 40 collé tout contre. » Je pince mes lèvres parce que je parle un peu trop et même moi, je me donne mal à la tête. J'essaie d'éteindre les étoiles dans mes yeux mais c'est vraiment très très difficile. On a toujours les yeux qui brillent quand on observe le sommeil. « viens, faut y aller maintenant. le ciel va se coucher bientôt je crois et j'ai pas ma veste et t'as froid. » Et j'ai froid aussi. Alors je détache mes bras de ses épaules et je le tire par les doigts. Je choisis une voiture un peu moche mais elle a du cachet, je crois que c'est ça qu'on dit. Je laisse Rudy la démarrer parce que je sais pas comment faire, les trucs technologiques j'ai vraiment du mal parfois. Mais quand il va se poser derrière le volant je dis ; « Je peux conduire ? j'ai appris un peu, avec Mark » Et je l'observe les yeux brillants. Si je conduis je pourrais être un vrai garçon avec son amoureux un instant et non pas la petite fille qui se fait toujours trimbaler à gauche et à droite.

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MessageSujet: Re: des bleus au cœur.    Mer 3 Déc - 13:52

(comment tu veux que je me concentre avec ta signature ?)

Ses lèvres viennent contre les miennes et je me dis qu'il est heureux de ma proposition.
Son baiser suffit à me faire oublier la colère de mon père. Parce qu'en rentrant (si je reviens à la maison, un jour) je sais qu'il me mettra la raclée de ma vie. Et il aura raison parce qu'à la place d'être là pour eux, d'affronter la disparition de Rozen, moi, je suis avec Damien et je le tripote comme si c'était la chose la plus normale.
Peut-être que je me venge de ma soeur parce qu'elle a jamais été fichue de m'aimer correctement. Si elle m'aimait vraiment, elle aurait jamais fait ça. Elle se serait jamais tailladée les veines dans mon dos. Jusqu'ici j'arrivais toujours au bon moment mais là, c'est différent.
Je suis rentré et son corps était même plus là.
Personne n'est venu me chercher au match de foot parce qu'ils savaient que je serais devenu une bête furieuse. La première fois que Rozen s'est taillée les veines j'ai frappé sur tout ce que je pouvais. Même mes pupilles ressemblaient à des poings tellement que j'étais énervé. J'ai frappé dans la porte d'entrée et la vitre s'est brisée. Je me suis retrouvé à l'hôpital avec dix points de suture.
Le gros bordel.
Pour une fois, j'essaie d'affronter la difficulté en la fuyant. Je me perds dans les bras de Damien pour pas me blesser et blesser les autres, au passage. Je sais bien que ça durera pas une éternité, qu'un jour ou l'autre je plongerais à nouveau dans les profondeurs de ma colère.
« je veux, oui !! on va aller où ? t'as des idées ? y'a un hôtel trop joli je crois sur le bord de la grande route, y'a même un petit restaurant à thème des années 40 collé tout contre. »
Il m'attrape la main et je le laisse faire. Je suis pas en état de prendre le contrôle de la situation de toute façon. Alors, pour une fois, je le laisse faire. Je suis ses pas parce que mon corps est trop bousillé pour se débrouiller tout seul.
« viens, faut y aller maintenant. le ciel va se coucher bientôt je crois et j'ai pas ma veste et t'as froid. »
C'est Damien qui trouve la voiture et c'est moi qui la démarre. on a l'air de deux parfaits petits démons, tous les deux, à voler comme on respire.
« Je peux conduire ? j'ai appris un peu, avec Mark »
J'hausse des épaules et escalade au dessus du levier de vitesse pour m'affaler sur le siège passager. Ma tête claque contre la vitre et un nuage de buée se dessine dessus. Des gouttes de transpiration perlent encore sur ma peau alors que le moteur se met en marche. Cette fois, mes mains s'aventurent pas sur le corps de Damien, elles restent là, bien sages, contre moi. Même mon regard ne se perd pas vers lui, je me concentre sur la route comme si c'était moi le conducteur. Fin, si c'était moi le pilote on serait déjà le nez enfoncé dans un platane.
C'est vrai que tu te débrouilles bien. Je lui dis ça sur un ton calme, juste de quoi lui donner un peu confiance et le voir sourire, encore.
J'aime bien son sourire, on dirait qu'il vient d'un autre monde tellement qu'il est sincère et brillant.
Mais Damien c'est ce qu'il est, au fond : différent. Y a qu'à voir comment il s'habille, il peut pas venir de la planète terre. Elle est trop sale et misérable pour lui.
Heureusement que je suis tombé sur lui parce que moi aussi je dois venir d'une autre planète et qu'avec les terriens, c'est juste pas possible.
J'avais besoin d'une étoile.
Je crois que je l'ai trouvé, espérons juste qu'un trou noir ne l'aspire pas, ce serait la fin de tout.
Qu'est-ce que tu ferais si je venais à mourir ?
je lui pose la question parce que j'ai l'impression que la mort me scrute dans tous les recoins du monde, qu'elle me pointe du doigt et se moque de moi.
Puis, peut-être qu'avec sa réponse, il m'aidera à réagir correctement pour Rozen.
J'sais pas.
J'ai mal.

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MessageSujet: Re: des bleus au cœur.    Mer 3 Déc - 20:14

J'ai les doigts qui se serrent nerveusement contre le volant et je tremble un peu. En vrai j'ai déjà conduit plusieurs fois, même avant qu'il me montre comment faire. C'est juste que j'aimais beaucoup être contre lui et que c'était beau, qu'il veuille m'apprendre comme ça. Sauf que maintenant j'ai envie de lui montrer que je suis capable de faire plein de choses pour qu'il soit fier de moi, mon Rudy. J'ai envie de mettre des étoiles dans ses yeux comme il peut en mettre dans les miens, souvent, et de faire des feux d'artifices dans ses tripes comme il le fait avec moi.
Faudrait d'ailleurs que je bois quelques gorgées d'eau avant de conduire pour pas faire tout éclater avec mes feux d'artifices, mais on a pas le temps, il fait froid et moi, j'ai envie d'être dans un cocon d'amour avec Rudy, à l'abri du monde tout entier. Je suis certain qu'il a la même idée en tête.
Il fixe l'horizon avec beaucoup trop de détermination pour que ça soit pas le cas.
Je regarde bien la route et j'avance bien, je suis les indications et même que je mets mon clignotant alors que la plupart des gens, ils font pas du tout ça. J'essaie juste d'être le meilleur chauffeur du monde pour faire plaisir à Rudy et qu'il soit tout impressionné par ce que je peux faire, derrière un volant. Parfois j'ai peur qu'il me voit que comme un pd qui aime madonna et qui s'épile comme la plupart des autres garçons. Je lui dis pas, mais certains jours y'a des mecs qui me plaquent contre les casiers, ils font exprès pour pas abimer ma peau mais ils frappent avec les mots et ça fait tout aussi mal. Rudy il doit croire que j'ai les yeux brillants d'étoiles mais parfois c'est des larmes et j'ai juste envie d'aller me serrer dans ses bras mais je peux pas, on est à l'école, on est en public et je dois attendre qu'on soit seul et qu'il me donne l'autorisation, aussi. Certains jours il veut juste pas que je le touche, je crois.
Il a peur de ce qu'on est.
Mais pas aujourd'hui. Non aujourd'hui Rudy il m'a pris dans ses bras et il m'a embrassé devant des gens et maintenant il veut aller à l'hôtel. Faudrait que je compte les jours mais je crois pas qu'on a un anniversaire à fêter. « C'est vrai que tu te débrouilles bien.  » Mon coeur il rate une pluie de battement et je tourne les yeux vers lui, je brille sans paillettes, je baisse les yeux et je les tourne de nouveau vers la route. J'ai un sourire grand comme le monde sur mon visage et je rougis comme tout.
La voiture s'arrête devant l'hôtel et même que je fais un stationnement parallèle comme un grand. Ça me gonfle de bonheur et je souris et je tourne vers lui. Et. « Qu'est-ce que tu ferais si je venais à mourir ? » Mes yeux s'ouvrent grand et je le dévisage, parce que je sais pas s'il est sérieux. Mais Rudy, il bouge pas, il sourit pas, il m'observe juste et je crois qu'il l'est vraiment en fait, sérieux. Je retire la clé du contact et je la serre un peu entre mes doigts, je reste silencieux avant d'hausser des épaules. « je - je sais pas, Rudy.» Je pince mes lèvres et je tourne les yeux vers lui. Mes yeux brillent un peu de larmes mais je les retiens et je lui adresse un sourire. « j'arrêterais de m'occuper de moi un moment parce que y'aurait que toi dans ma tête. je voudrais aller combattre la mort même si je suis pas fort pour te ramener dans mes bras. comme hercules dans le disney, tu sais ? j'irais me cacher dans mes rêves parce que je pourrais te trouver que là. » J'hésite un peu et je finis par prendre sa main, j'ai envie de le prendre tout entier dans mes bras mais c'est difficile, dans la voiture. « Sans toi je sais pas. j'ai que toi, Rudy... je serais pas capable d'être comme avant, si tu venais à partir...tu m'as changé, tu m'as montré plein de choses et ça serait mourir, de plus les avoir, de plus t'avoir. » Je serre un peu ses doigts avant de secouer ma tête et de m'ouvrir la porte un peu brusquement. Je fais vite le tour de la voiture et j'ouvre sa porte pour lui tendre mes doigts. « viens. on va pas penser à des trucs tristes. on va passer un bon moment, ensemble. » Se faire un nid. Se faire des amours. Se serrer l'un contre l'autre jusqu'à ce qu'on soit un. S'aimer pendant qu'on en a la possibilité.

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MessageSujet: Re: des bleus au cœur.    Dim 14 Déc - 16:33

Pourquoi je lui ai posé cette question ?
Pourquoi j'ai fait ça ?
Punaise, maintenant il va y avoir un froid pour le reste de la journée. Damien va penser que je veux mettre fin à mes jours ou quelque chose du genre mais c'est pas ça.
Enfin, je crois.
J'en sais rien parce que tout se mélnge dans ma tête et que je sais plus comment faire pour remettre un peu d'ordre là-dessous.
La vie me fait mal à m'arracher les dents, j'ai jamais vécu ça auparavant. Je pensais même pas que c'était possible d'en arriver là.
C'est à cause de Rozen si j'en suis là et je la déteste de me faire souffrir à ce point.
Comment ça se peut ?
Je crois que ma rage et ma colère ne suffisent même plus à me maintenir en vie maintenant. Ce doit être pour ça que je viens voir Damien, parce que lui, il est si fort et beau que la plus grande des tempêtes ne suffiraient pas à le détruire. J'ai envie de me reposer un peu sur lui pour oublier ma douleur mais j'ose pas. J'ai réfléchi dix ans avant de venir le voir. Sur le chemin j'ai voulu faire demi tour quarante fois mais c'est ça 'être ensemble'. S'aider dans le meilleur comme dans le pire.
C'est même pas une question de fierté à ce qu'il paraît. Le problème c'est que je me suis tellement appliqué à dissimuler les sentiments qui ne comportaient pas la colère que je me suis déconnecté de la réalité. Les émotions humaines sont mêmes devenues mes adversaires, je les combats jour après jour avant de les emprisonner.
« je - je sais pas, Rudy.»
Je baisse la tête même si sa main attrape la mienne.
Je me tais, cette fois, je l'écoute raconter la façon dont il ferait face à la mort et son manque de sourire à l'idée de me perdre. Je sens bien que sa voix tremble et ça me fait de la peine parce que c'est de ma faute s'il pense à de telles choses.
« Sans toi je sais pas. j'ai que toi, Rudy... je serais pas capable d'être comme avant, si tu venais à partir...tu m'as changé, tu m'as montré plein de choses et ça serait mourir, de plus les avoir, de plus t'avoir. »
T'en aimerais un autre, après moi ?
Tu ferais une nouvelle vie ?
Ou tu me resterais fidèle pour toujours ?
J'ai des tas de questions qui se bousculent dans ma tête même si elles ont rien à faire là. Elles masquent la souffrance que je peux ressentir pour Rozen à cet instant.
Damien quitte la voiture et ouvre ma porte. Il me tend ses doigts, je les attrape. Je souris un peu parce qu'il est beau et que ça me fait du bien d'être avec lui.
« viens. on va pas penser à des trucs tristes. on va passer un bon moment, ensemble. »
Faut pas broyer du noir, c'est vrai, ça sert à rien.
Mais,
t'aimerais un autre, dis moi ?
La question fait écho dans ma tête mais je la retiens parce que je sais que ça risque de mal finir si j'insiste sur ce terrain là. Je passe mon bras dans son dos, le serre un peu contre moi et c'est comme ça qu'on marche ; l'un contre l'autre.
C'est moi qui demande une chambre pour deux, avec un seul lit. Je fais tout, je prends les choses en main et je me sens un petit peu libre pour une fois. J'ai plus de chaînes accrochées à Rozen. La seule chose qui me retient à la vie c'est Damien et c'est même pas une chose ... c'est un bout de paradis. Je le regarde en souriant alors que la porte de l'ascenseur se ferme devant nous. J'en profite pour le plaquer contre la paroi en féraille et l'embrasser.
Je suis content de pouvoir passer du temps avec toi.
Je devais lui dire, celle la, elle me brûlait les lèvres.

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MessageSujet: Re: des bleus au cœur.    Dim 14 Déc - 21:54

allez allez, viens. on va aller ailleurs, où tes pensées sont moins tristes et où on pourra s'aimer comme des amants oubliés. j'ai toujours envie de t'embrasser, de toute manière. ça fait comme un feu d'artifice de bonheur à l'intérieur de moi, à chaque fois.
dis, ça fait pareil à l'intérieur de toi ?
est-ce que t'es bien avec moi ?
parfois, j'ai peur que tu sois pas aussi heureux que je puisse l'être quand mes yeux se posent sur toi et ça me fait tellement peur.
mais rudy, il me serre contre lui. il marche avec moi à côté de lui et il me colle et il me serre et oh dieu, je suis tellement bien, il est tellement beau. je comprends pas ce qu'il a aujourd'hui, pourquoi il se montre comme ça alors que parfois il hurle quand je l'observe trop longtemps, faut pas que les gens se posent des questions après tout.
mais aujourd'hui il m'embrasse me prend dans ses bras et me serre contre lui en marchant.
c'est mon anniversaire ?
parce que, il prend une chambre pour deux, il prend un seul lit double donc ça veut dire couple et même si la réceptionniste elle nous fait un drôle de regard bah il dit rien, il garde son bras contre moi et même qu'il sourit.
il sourit et ça me fait tellement du bien que j'ai les yeux qui brillent. j'crois que je pourrais pleurer. je pourrais pleurer comme le pire des enfants parce que c'est le bonheur et
pffff. on est au paradis, rudy ?
mon regard se perd dans le vide parce que woah c'est trop intense et on a vraiment une chambre, on va dans l'ascenceur comme un vrai couple et tout et peut-être que je pourrais enfin mettre une photo de nous deux en fond d'écran pour mon portable mon pc et tout tout tout tout même ma tablette et
et tout, quoi.
même un cadre numérique pour y mettre touuutes nos photographies.
un rire étoile quitte mes lèvres alors qu'il me plaque contre la parois pour m'embrasser. j'ai les yeux qui brillent, c'est mon coeur qui frémit de lui.
« Je suis content de pouvoir passer du temps avec toi. » mon sourire se fait plus grand et je passe mes bras autour de son cou et j'enfouis mon visage dedans et je le sens et j'y pose un baiser. « je t'aime, rudy. t'as pris mon coeur. » je ris un peu bête et je pose ma main contre son coeur. il va vite, si vite. ma tête se lève et je cherche ses yeux. il est si grand. « il est là, mon coeur. toujours avec toi. » je souris un peu plus et je l'embrasse avant de tirer ses doigts et d'aller vers la chambre. y'a du bonheur dans mes yeux et mon coeur et
et je suis bien, c'est tout.

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MessageSujet: Re: des bleus au cœur.    Sam 27 Déc - 21:35

Je sais plus si je suis réellement bien à ce moment.
Je me dis que oui parce que je pleure pas et que je frappe personne mais à l'intérieur de ma cage thoracique, sous mes pauvres petites côtes, il se passe rien.
J'entends rien, je sens rien.
Je suis vide.
Tout est mort et j'ai envie de me secouer pour faire renaître le brasier qui m'animait mais rien ne se passe. Même les baisers de Damien ne suffisent pas à me rendre un peu de vie. Je crois que le contre coup est en train de me tomber sur la gueule et que je vais en souffrir. Pire que la gangrène mais là, on pourra pas m'amputer d'un membre.
Non,
on pourra pas virer ce coeur complètement défectueux que je me trimbale comme si de rien n'était. Je ferme les yeux sur tout ça mais je sais bien qu'un jour ou l'autre tout remontera à la surface.
J'aurais l'air malin avec mon hémorragie de l'amour.
J'ai envie de prendre ce fichu stylo rouge (celui que j'ai donné à damien) pour gribouiller sur tous mes sentiments négatifs et les envoyer à la poubelle mais je sais que c'est pas aussi facile.
Je sais que je vais en baver, peut-être même en mourir et ça me brise d'avance.
J'ai à peine la force de respirer, heureusement que Damien me donne un peu d'oxygène sinon j'aurais déjà les lèvres violettes.
Violettes, comme les traces que j'ai laissé sur son corps la dernière fois.
« je t'aime, rudy. t'as pris mon coeur. »
Si je le traite aussi bien que le mien tu peux partir de suite. Je suis comme un môme qui sait pas prendre soin de ses affaires.
Si j'étais pas si possessif je te dirais certainement de t'en aller sur un ton sérieux qui se fout pas de ta gueule mais j'en suis pas capable.
Je pense qu'à moi.
« il est là, mon coeur. toujours avec toi. »
Il me dit ça et je vois le bonheur dans ses yeux. Il attend pas nous diriger vers la chambre d'hôtel.
Et je sais ...
je sais que cette nuit va nous lier à tout jamais.
C'est possible d'avancer avec un coeur pour deux ? C'est possible, hein dis ?

(silence)

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